Rentrée du séminaire de recherche doctorale « Causeries Critiques » : Vendredi 11 octobre 2019

Bonjour à toutes et à tous,

Nous avons le plaisir de vous convier à la séance de rentrée 2019-2020 du séminaire Causeries Critiques. Nous recevrons à cette occasion Barbara Bellini, doctorante en Etudes Européennes à l’ED 625 (anciennement ED 514) de Paris 3. Barbara nous proposera une lecture d’un article de Gisèle Sapiro, « Translating and the field of publishing« . Ce sera pour nous l’occasion de découvrir ou redécouvrir la théorie des champs de Bourdieu, que Barbara applique à la traduction dans sa recherche.

La séance aura lieu vendredi 11 octobre, de 10h à midi, en salle de formation du pavillon de la Maison de la Recherche de Paris 3.

Pour rappel, le séminaire Causeries Critiques invite régulièrement des participants francophones et anglophones à présenter les objets et méthodologies critiques de leur recherche et tentons d’élaborer ensemble une cartographie de la critique. Pour plus d’informations, en attendant la publication de notre blog hypotheses, vous pouvez vous rendre sur la page de présentation sur le site de notre laboratoire.

En espérant vous (re)voir nombreux,

Cordialement,
L’équipe organisatrice de Causeries Critiques (Paris 3, ED 625).

Journée d’étude : « La Fin de la critique littéraire? » / « The End of Literary Criticism » ?

Journée d’étude de l’équipe 19-21 à Paris 3, organisée par Isabelle Alfandary, Marc Porée, Danielle Follett et Pierre-Louis Patoine (EA 4398 PRISMES ; ED 625).

le 11 octobre 2019. 

Programme :

9h : Accueil et introduction (Marc Porée, Isabelle Alfandary)

9h15 : Nicholas Manning : « When Literary Criticism Seeks to Justify Literature: on the Risks of Utilitarian Arguments for Literary Value » (Université de Grenoble)

10h : Daniel Malachuk : « Post-Critique after the End of History » (Western Illinois University)

10h45 : Günter Leypoldt : « Populism and the Moral Economy of Reading » (University of Heidelberg)

12h : Déjeuner (servi sur place)

14h : Marc Goldschmit : « Après la fin de la critique littéraire. Hypothèses pour une critique à venir » (Collège international de philosophie)

14h45 : Hélène Merlin-Kajman : « Anthropologie du don et transitionnalité de la littérature » (Université Sorbonne Nouvelle)

15h30 : Catherine Grall : « De l’effet sur la critique du retour de la référence mondaine en littérature contemporaine » (Université d’Amiens)

16h15 : Conclusions

17h : Fin du colloque

 

Source : https://vortexsorbonnenouvelle.org/2019/09/23/fin-de-la-critique-litteraire-colloque-11-10-19/

Séminaire doctoral « Causeries Critiques » du mois de mai (Paris 3)

Chers tous,

La prochaine séance de notre séminaire Causeries Critiques aura lieu la semaine prochaine, vendredi 24 mai, de 10h à 12h, en salle 33 de l’Institut du Monde Anglophone (5 rue de l’Ecole de Médecine). Nous y écouterons Nell Wasserstrom et Jessica Passos évoquer la Déconstruction et discuterons du célèbre texte de Jacques Derrida, « La Différance », que vous pourrez en français et dans sa traduction anglaise (la discussion se tiendra en anglais) à l’adresse suivante (cliquez).

Au plaisir de vous retrouver nombreux,

L’équipe de Causeries Critiques

Pour nous contacter : causeriescritiques@gmail.com

Site Web : https://vortexsorbonnenouvelle.org/cartographie-de-la-critique/

Appel à communication pour le séminaire « Causeries Critiques »

La saison 2018-2019 de notre séminaire “Causeries Critiques” s’achève bientôt, et nous souhaitons inviter les jeunes chercheurs à saisir l’opportunité de se joindre à notre projet l’année prochaine !

Causeries Critiques est un séminaire doctoral de recherche.

Il s’agit à la fois d’un séminaire et d’un groupe de lecture. A raison de trois séances de deux heures par semestre, nous explorons les grands courants de la théorie critique, tantôt en français tantôt anglais. Durant chaque séance, un jeune chercheur présente l’école ou le courant critique de son choix, explique comment il l’articule à sa recherche. Nous discutons collectivement d’un extrait choisi. Par exemple, nous avons échangé nos réflexions autour de l’introduction de Orientalism d’Edward Said pour la séance sur le post-colonialisme.

Causeries Critiques a pour but de développer nos compétences et nos connaissances disciplinaires et méthodologiques :

  • Prendre la parole à l’oral devant un public de jeunes chercheurs ;
  • S’exercer à synthétiser de la théorie ;
  • Prendre du recul sur un texte critique ;
  • Participer à un débat en table ronde ;
  • Réfléchir aux manières concrètes d’appliquer la théorie à ses recherches ;
  • Rencontrer et échanger avec d’autres chercheurs de spécialités variées ; y compris des jeunes chercheurs étrangers (Northwestern ; Kent), avec lesquels pratiquer également son anglais oral et écrit.

En effet, Causeries Critiques est un lieu pensé pour et par les jeunes chercheurs. Nous souhaitons vous donner la parole l’an prochain, mettre en avant vos idées et rester à l’écoute de vos envies en matière de recherche. Vous désirez revenir sur un texte classique qui n’a pas été présenté ? Ou, au contraire, vous souhaitez explorer des courants théoriques plus contemporains, comme les neurosciences, ou émergents comme la planétarité ? Contactez-nous avec vos idées, vos approches, vos textes !

Tous les jeunes chercheurs sont les bienvenus, quelle que soit leur expérience, leur université de rattachement, ou leur laboratoire. Le séminaire peut constituer un terrain d’étude pour mettre à l’épreuve votre recherche, un entraînement pour toute communication ou publication future. Il peut aussi être l’occasion de renouveler vos perspectives, d’aborder de nouveaux concepts, afin de nourrir des projets futurs – thèse, publication, post-doc.

Le séminaire est aussi là pour que nous nous rencontrions, de façon à briser l’isolement de la recherche, et à travailler ensemble de façon transdisciplinaire. L’objet central de la théorie critique est au coeur des perspectives de notre équipe d’origine (19-21, EA PRISMES 4398, Paris 3), mais d’autres disciplines des sciences humaines non littéraires pourraient partager avec nous leur appareil théorique et critique. Avec cet objet d’étude, nous pouvons ainsi traverser les barrières administratives entre les équipes, les écoles doctorales et les universités, et inviter nos collègues d’autres pôles disciplinaires, ou d’autres aires culturelles et langagières (monde germanique, monde oriental, monde hispanophone, …).

Voici les thèmes qui ont été choisis par les intervenants des deux dernières années :

  • L’écocritique (J. Bates)
  • Le posthumanisme (K. Hayles)
  • Le “ficto-criticism” (N. King)
  • La “cryopolitics” (Joanna Radin & Emma Kowal)
  • Le courant postcolonial (E. Said)
  • La psychanalyse chez Lacan
  • Les théories de l’Affect (E. K. Sedgwick & A. Frank)

Le séminaire débute, comme vous le voyez on a pour l’instant laissé de côté bien d’autres sujets qui restent à aborder :

  • Structuralisme
  • Sémiologie / sémiotique
  • Postmodernisme
  • Féminismes (différentes vagues)
  • Queer Theory
  • New Historicism & cultural materialism
  • Narratologie
  • Actor-network Theory
  • Réalisme agentiel
  • Cognitivisme
  • Sound Studies
  • Radio Studies

Lesquels vous intéressent ? Dans quel domaine travaillez-vous en ce moment ? Quels sont les manques dans cette liste, somme toute classique ? Quels autres courants et/ou textes aimeriez-vous aborder à la place ?

Vous travaillez dans une discipline qui vous paraît éloignée de la théorie littéraire, et vous voyez mal comment vous insérer dans un tel séminaire ? Contactez-nous pour que nous en discutions. Envoyez une proposition de thème, courant ou texte qui correspondent à votre champ d’étude. En effet, nous pouvons également organiser des séances inter-équipes ou inter-EDs, et donner la place à une théorie critique différente, appliquée à un autre objet que la littérature. Vous travaillez en civilisation ? en art ? en études comparées ? Vous avez également votre place dans le séminaire.

Vous avez envie de rencontrer d’autres jeunes chercheurs, d’avoir un feedback sur un thème d’étude ?

Envoyez-nous vos propositions de thèmes, de textes, d’approches, ou toute question par email d’ici le 24 mai.

causeriescritiques@gmail.com

 

Pour plus de détails sur nos activités et le déroulement des séances, vous pouvez consulter notre page web : https://vortexsorbonnenouvelle.org/cartographie-de-la-critique/

 

Séminaire doctoral « Causeries Critiques » (Paris 3)

Présentation du séminaire
(scroll down for the English version) :


Nous contacter
 :

Marion Clanet : clanetmarion [at] gmail [dot] com
Caroline Dauphin : caroline.dauphin [at] outlook [dot] fr
Laurelyne Ramboz : laurelyne.ramboz [at] gmail [dot] com


En bref

« Causeries critiques » est un séminaire doctoral ouvert à tous les doctorants curieux de théorie critique, qu’ils soient de 19-21 ou d’ailleurs. Chaque séance est consacrée à la présentation d’un grand courant de la théorie critique par un doctorant (exemples de sujets traités en 2017-2018 : l’écocritique, le post-humanisme, le ficto-criticism…).

C’est aussi un « reading group » : atelier de lecture au cours duquel on peut discuter librement de textes qui ont marqué de la théorie critique.


Calendrier 2018-2019

Les trois premières séances se dérouleront en anglais.

  • Vendredi 16 novembre, 14H-16H : cryopolitics, par Megan Fernandes. Salle Mezzanine. Maison de la Recherche de Paris-3, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris.
  • Mercredi 28 novembre, 14H-16H : le postcolonialisme, par Mojtaba Rouhandeh. Salle Mezzanine.
  • 19 décembre, 14H-15H30 : la critique psychanalytique, par John De Witt. Salle à préciser.


Dates des séances à venir en 2019 :

  • Vendredi 25 janvier
  • Vendredi 15 février
  • Vendredi 29 mars
  • Vendredi 3 mai

Si vous êtes intéressé-e pour intervenir sur le mouvement de votre choix (déconstruction, féminisme, queer studies…), n’hésitez pas à nous contacter !


Informations pratiques

Vous pouvez consulter ici nos archives et notre banque de textes sur notre Dropbox : https://www.dropbox.com/sh/p9vsq0yjep32xto/AADE2ymaerJ6x3LJmEdMcsFba?dl=0

Le format retenu pour l’instant varie d’une heure trente à deux heures. Attention: l’horaire risque de changer en fonction des réservations de salle. Nous vous tiendrons informés de tout changement via notre mailing-list. Contactez un membre de l’équipe pour demander à être inscrit à la mailing-list ou vérifier que vous y figurez bien.

Vous pouvez lire le texte choisi en avance : il sera disponible sur Dropbox au moins une semaine en avance !

 

Objectifs du séminaire

Le séminaire doctoral est né à l’automne 2017 sous l’impulsion conjointe des doctorants et des responsables de l’équipe 19-21, tous animés d’un désir de renforcer les échanges au sein de l’équipe, ainsi que de donner une place centrale à la formation des doctorants. En l’état actuel, le projet propose de se réunir autour de la « critique » au sens large, afin de réfléchir

de façon collective et régulière sur cette notion ainsi que celle de « crise » (enjeu du quinquennal). Les objectifs du séminaire sont multiples :

* Proposer une « Cartographie de la critique », qui avait d’abord été proposée comme titre, afin d’illustrer la volonté d’étudier ensemble les grands axes critiques (féminisme, psychanalyse, post-colonialisme, éco-critique…) et d’offrir peut-être une sorte de panorama global ;

* Rassembler, dans tous les cas, une banque de textes critiques clés et variés (canoniques et non canoniques) pour non seulement voir ou revoir les textes clés de la critique mais aussi soumettre des textes moins connus à l’étude collective, pour revisiter un courant, ou pour approcher quelque chose de directement lié à sa recherche ;

* Offrir aux doctorants un cadre pour travailler régulièrement des applications méthodologiques (application de méthodes ou concepts) dans des contextes variés (leur propre recherche mais aussi celles des autres).

Déroulement du séminaire afin de répondre au projet initial, nous avons pour l’instant divisé la séance en 5 grandes étapes :

  • Partie théorique : le doctorant présente l’auteur, son œuvre, le contexte et le courant critique (10-15 minutes environ)
  • Partie méthodologique : le doctorant démontre comment cette démarche critique peut être appliquée à sa propre recherche (10-15 minutes)
  • Partie « critique de la critique» : un professeur invité propose une illustration des limites du texte / de la théorie critique choisie (15 minutes environ)
  • Partie pratique : explication du texte par le doctorant et discussion collective autour des points saillants, problématiques, des limites du texte… (durée libre)
  • Partie collective : les participants sont invités à réfléchir et proposer l’utilisation du texte pour leur propre recherche, à la suite du doctorant (durée libre).

Chaque intervenant (doctorant) du jour prépare ainsi environ 20 à 30 minutes de présentation en suivant la structure du séminaire. Le texte de la séance sera fixé une semaine à l’avance minimum de façon à ce que chacun puisse avoir le temps de le lire ; il ne dépassera pas les 20 pages (un article, un chapitre ou extrait de chapitre). Il est prévu que l’extrait en question soit posté directement dans la Dropbox, dans un sous-dossier « banque de textes » : https://www.dropbox.com/sh/p9vsq0yjep32xto/AADE2ymaerJ6x3LJmEdMcsFba?dl=0Par ailleurs, le séminaire se veut convivial : les participants sont invités à rapporter du thé, du café, des boissons, des gâteaux sucrés ou salés, des ustensiles, qui pourront circuler pendant la séance, et éventuellement, selon les horaires, constituer un « pot » en clôture de séminaire.

Calendrier des séances passées :

  • 16 février 2018 : 13h à 15h, salle 16. IMA. Sujet : l’écocritique.
  • 30 mars 2018 : reportée
  • 27 avril 2018 : Marion Clanet, le post-humanisme. Maison de la recherche.
  • 25 mai 2018 : Laurelyne Ramboz,  introduction au fictocriticism. Censier, salle 441.

 

English Version


Contact us:

Marion Clanet : clanetmarion [at] gmail [dot] com
Caroline Dauphin : caroline.dauphin [at] outlook [dot] fr
Laurelyne Ramboz : laurelyne.ramboz [at] gmail [dot] com

In a few words

« Causeries critiques » is a doctoral seminar open to all doctoral students interested in critical theory, from the 19-21 research unit or not. Each session is dedicated to a different critical approach. For instance, in 2017-2018, we studied ecocriticism, post-humanism, ficto-criticism… This is also a reading group during which everyone is invited to discuss various critical texts in a friendly atmosphere.

2018-2019 calendar

The first three sessions of this year will be held in English.

  • Friday 16 November, 2-4pm : cryopolitics, by Megan Fernandes. Salle Mezzanine, Maison de la Recherche, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris.
  • Wednesday 28 November, 2-4pm: postcolonialism, Mojtaba Rouhandeh. Salle Mezzanine.
  • 19 December, 2-4pm : psychoanalysis, John Dewitt. Room to be confirmed.

Good to know

You’re free to browse through our archive on Dropbox: https://www.dropbox.com/sh/p9vsq0yjep32xto/AADE2ymaerJ6x3LJmEdMcsFba?dl=0

An average session may last between an hour and a half and two hours (never exceeding two hours). Don’t hesitate to contact us to be on our mailing-list and receive fresh news from the seminar!

Why this seminar?

The idea of this doctoral seminar emerged in November 2017. Both the doctoral students and the senior members of the 19-21 research unit wished to tighten the bounds inside the team. This seminar also allowed 19-21 to give pride of place to doctoral formation. Our seminar discusses critical theory including both the canonical approaches and the innovating perspectives of the early 21st century. Our objectives are:

* To map out critical theory, define which are the most important approaches today, analyze the evolution of critical theory from the early 20th century to today

* Gather several critical texts representative of key-approaches, be they canonical or not, to analyze them together and think about doctoral students could use them for their respective researches,

* Learn a critical methodology in various contexts, by debating, analysing, exchanging ideas and concepts in a relaxed atmosphere.

What happens?

Each session is more or less structured this way:

  • General introduction: introduction to the critical approach under scrutiny (eg feminism), its key-authors, their works, sub-categories (eg eco-feminism), when it emerged and why. (10-15 minutes)
  • Methodology: how this method can be applied to research: for instance, if I choose to work on feminism, how feminism helps me for my doctoral research.
  • Criticizing critical theory: a senior guest may discuss the limits of this critical approach.
  • Introduction to the text under scrutiny
  • Collective discussion about the text: all the participants are free to share their analysis and ideas.

The text which is t be discussed should be chosen at least a week before the seminar so that everyone can read it in due time. It may be a chapter from a book, an excerpt from a chapter or an article (20 pages are ok, please nothing that exceeds 50 pages!). The text will be available for everyone on Dropbox in the “Banque de textes” file : https://www.dropbox.com/sh/p9vsq0yjep32xto/AADE2ymaerJ6x3LJmEdMcsFba?dl=0

The seminar is convivial, so feel free to bring drinks and cakes for the « pot de cloture » at the end of each session!

SOURCE : https://vortexsorbonnenouvelle.org/cartographie-de-la-critique/

Colloque « Pouvoirs du son / sons du pouvoir. Esthétique et politique du sonore »

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« Pouvoirs du son/ sons du pouvoir. Esthétique et politique du sonore »
Colloque international — Université de Picardie Jules Verne
Amiens, 15, 16 et 17 novembre 2017
Colloque organisé par Céline Hervet et Christophe Al-Saleh

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En attendant le programme complet, voici l’appel à communication :

À l’occasion des 40 ans de la publication du Paysage sonore de R. Murray Schafer, ouvrage majeur et discuté, ce colloque a pour objectif de faire plus largement un état des lieux des sound studies ou études sur le son, en rassemblant des recherches actuellement éparses et cloisonnées. Afin de mettre en évidence le caractère par essence transversal de l’objet et de la question du son, le colloque entend bâtir un pont entre les approches esthétique et politique du son en philosophie, dans les sciences humaines et sociales et à travers le prisme des pratiques artistiques.

L’étroite relation entre politique et esthétique du sonore est établie dès la période antique, à ce titre, la spécificité de la sensation auditive est analysée par Platon dans la République et les Lois puis par Aristote dans les pages séminales du livre VIII de la Politique, et dans les Problèmes (XIX) consacrés aux questions musicales. En découle une place considérable faite à la pratique de la musique dans la cité. Aussi les approches pourront notamment interroger la place du sonore depuis les paradigmes politiques de la formation du citoyen, de sa participation, de la délibération publique, mais aussi de la domination, le son étant doté d’un pouvoir de contrainte dont on tentera de comprendre les ressorts concrets, notamment affectifs.

Le terme « pouvoir » est ici entendu dans son sens le plus large : puissance exercée, efficacité, capacité à susciter des effets : affects, actions, comportements. Aussi la passivité de l’auditeur (« les oreilles n’ont pas de paupières » et ouïr revient non seulement à être passif mais bien plus, à être vulnérable) conduit-elle à une mise en mouvement des corps et des esprits, jusqu’à une attitude d’obéissance (voir la commune étymologie de audire et obaudire). Nous nous intéresserons alors conjointement à la dimension institutionnelle du pouvoir comme instance ou organe de gouvernement et de commandement. Des ouvrages importants plus ou moins récents, dont ceux de Juliette Volcler, Le son comme arme. Les usages policiers et militaires du son (La Découverte, 2011), de François J. Bonnet, Les mots et les sons. Un archipel sonore (Éditions de L’éclat, 2012), ainsi que les travaux pionniers de Michel Poizat (Vox populi, vox Dei. Voix et pouvoir, Métailié, 2001) et d’autres encore, ont montré le caractère opératoire et efficace du matériau sonore, capable de transgresser le strict domaine du sentir et de s’imposer comme pouvoir. Les thèmes de la voix, de l’oralité, du bruit et de l’ambivalence politique et sociale du fait musical au long de son histoire feront de ce point de vue l’objet d’une attention particulière. Les réflexions autour de la dimension environnementale du son, abordant les notions de territoire, de paysage sonore naturel ou urbain seront également les bienvenues. Il s’agira ainsi de mettre au jour le propre de la sensation sonore en elle-même et en tant que support et instrument de pouvoir mais aussi, peut-être, comme moyen de lui résister.

Tous les courants philosophiques pourront être représentés et cette réflexion collective se veut l’occasion de faire dialoguer entre elles des démarches différentes : philosophie politique et juridique, histoire de la philosophie, philosophie des sense-data, philosophie analytique, esthétique, phénoménologie, etc. En dehors de la philosophie, on privilégiera les approches conceptuelles du son dans les disciplines suivantes : esthétique, littérature, arts (musicologie, études théâtrales, analyse de performances et d’œuvres électroacoustiques), science politique, géographie et études urbaines, psychologie, histoire, sociologie, anthropologie. L’analyse d’œuvres artistiques utilisant le son et réfléchissant sur et avec lui pourra servir d’éclairage sur la question. Les interventions pourront prendre la forme de conférence-concert, performance ou installation sonore envisageant cette articulation entre les paradigmes sonores et politiques.

 

Quelques axes de réflexion possibles, mais non exclusifs, communs notamment aux champs philosophique, artistique, social, politique :

 

§  Ontologie et phénoménologie du sonore

Qu’éprouve-t-on, que sent-on ou que perçoit-on quand on entend, quand on écoute ? Au-delà de la création et de la production d’œuvres sonores, une telle perspective conduirait à prendre en considération la complexité du phénomène de l’écoute : qu’est-ce que connaître par l’oreille ? Que serait une esthétique qui substituerait le paradigme de l’ouïe à celui de la vue ? Comment le pouvoir s’insinue-t-il et s’intériorise-t-il par l’oreille ?

D’un point de vue philosophique, il s’agira dans un premier temps d’articuler les questions ontologiques de la nature, l’essence et le mode d’existence du son dans le monde (événement ? disposition ?) aux questions phénoménologiques qui renvoient aux modalités et aux dimensions nécessaires à sa description, notamment à la notion d’espace phénoménal permettant ou non de cerner la spécificité du son. On se demandera alors quel type d’être est le son, et si son être même est réductible à son être-perçu (hypothèse des sense-data), dans le but de fonder la réflexion sur les modes d’efficience du son, et, en particulier, sur les pouvoirs du son.

À côté des approches théoriques, ou en dialogue avec elles, on pourra envisager comment certaines esthétiques et pratiques sonores (théâtrales, cinématographiques ou plastiques) questionnent la possibilité d’une ontologie ou d’une phénoménologie du son.

 

§  Espaces, territoires et paysages sonores

Le bruit pourtant invisible et intangible possède une capacité à occuper et à délimiter des espaces et des appartenances. Les usages artistiques (plastiques, théâtrales, cinématographiques), scientifiques et politiques de la notion de paysage sonore sont à réinterroger, quarante ans après la publication de l’ouvrage de R. Murray-Shafer, The Tuning of the World (traduit en français sous le titre Le Paysage sonore. Le monde comme musique). Ce concept a néanmoins permis de renouveler l’approche de nombreuses disciplines, notamment l’histoire, mais aussi le design, l’architecture, etc.

D’un autre point de vue, et au-delà du strict concept de paysage sonore, l’on tentera de distinguer entre espace, territoire, communauté, en mettant en évidence le rôle des sons dans l’occupation et la démarcation des espaces réels ou symboliques, en étudiant par exemple des modalités de l’expression publique des idées et notamment le statut des slogans et des chants politiques scandés lors des rassemblements, des hymnes nationaux quant à l’appartenance à une communauté.

 

§  Voix et pouvoir

La voix étant considérée comme le paradigme de la participation et de la présence dans l’espace public, qu’entendre aujourd’hui par l’expression « vox populi » ? Que veut-on dire lorsque l’on parle de « sans voix » ? Que signifie ainsi « (re)prendre de la parole », et comment ces expressions traversent les pratiques scéniques actuelles ? Voir à ce titre le succès d’un travail comme celui de Joël Pommerat (Ça ira (1) Fin de Louis).

On pourra interroger d’un point de vue théorique le statut de la musique et plus particulièrement l’art lyrique : comment comprendre le pouvoir qu’il exerce sur ses auditeurs, cette « aimable tyrannie de l’âme », sa dimension essentiellement affective et son rapport à la sphère sociale et politique. De ce point de vue, les perspectives esquissées par P.-J. Salazar, C. Clément, et M. Poizat pourront fournir matière à réflexion. On s’intéressera alors à ce que, parmi les œuvres vocales, l’œuvre opératique dit des sociétés qui la voient naître ou héritent de cette forme.

 

Indications bibliographiques :

Bernard Baas, La voix déliée, Hermann, 2010.

François J. Bonnet, Les mots et les sons. Un archipel sonore, Éditions de L’éclat, 2012.

Esteban Buch, La Neuvième de Beethoven. Une histoire politique, Gallimard, 1999.

Esteban Buch, Nicolas Donin, Laurent Feneyrou, Du politique en analyse musicale, Vrin, 2013.

Judith Butler, Gayatri Spivak, L’État global [Who sings the Nation-State ? Language, Politics and Belonging ] Payot, 2007.

Stanley Cavell, Un ton pour la philosophieMoments d’une autobiographie [1996 : A Pitch of Philosophy. Autobiographical Exercises], Bayard, 2003.

André Charrak, Musique et philosophie au XVIIe siècle, PUF, 1998.

Michel Chion, Le son. Traité d’acoulogie, Armand Colin, 2e éd., 2010.

Catherine Clément, L’opéra ou la défaite des femmes, Grasset, 1979.

Alain Corbin, Les cloches de la terre. Paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au XIXe siècle, Albin Michel, 2014.

Jérôme Dokic et Roberto Casati, Philosophie du son, J. Chambon, 1994.

Martine de Gaudemar, « Philosophie et opéra », Implications philosophiques, 2013.

Lydia Goehr, Politique de l’autonomie musicale. Essais philosophiques, La Rue musicale, 2016

Lydia Goehr, The Quest for Voice. Music, Politics, and the Limits of Philosophy, University of California Press, 1997.

Sara Iglesias, Musicologie et occupation. Science, musique et politique dans la France des « années noires », Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015.

Douglas Kahn, Noise, Water, Meat. A History of Sound in the Arts, Cambridge, MIT Press, 1999.

Pauline Nadrigny, Musique et philosophie au XXe siècle. Entendre et faire entendre,  Classiques Garnier, 2015.

Martha Nussbaum, « Égalité et amour à la fin du Mariage de Figaro : constituer les émotions démocratiques », Raison Publique, n°13, 2010.

Michel Poizat, Vox populi, vox Dei. Voix et pouvoir, Métailié, 2001.

Michel Poizat, L’Opéra ou le cri de l’ange. Essai sur la jouissance de l’amateur d’opéra, Métailié, 1986.

Michel Poizat, La voix du diable. La jouissance lyrique sacrée, Métailié, 1991.

Raymond Murray-Schafer Le paysage sonore. Le monde comme musique, [The Tuning of the World, 1977] Wild Projet, rééd. 2010.

Pierre Schaeffer, Traité des objets musicaux. Essai interdisciplines, Seuil, 1966.

Philippe-Joseph Salazar, Idéologies de l’opéra, PUF, 1980.

Philippe-Joseph Salazar, Le culte de la voix au XVIIsiècle. Formes esthétiques de la parole à l’âge de l’imprimé, Champion, 2000.

Bernard Sève, L’altération musicale, ou ce que la musique apprend au philosophe, PUF, 2013.

Jonathan Sterne, Une histoire de la modernité sonore, [The Audible Past : Cultural Origins of Sound Reproduction, 2003] La Découverte, 2015.

Jonathan Sterne, The Sound Studies Reader, sous la dir. de J. Sterne, Routledge, 2012.

Peter Szendy, Écoute. Une histoire de nos oreilles, Minuit, 2001.

Salomé Voegelin, Listening to Noise and Silence. Towards a Philosophy of Sound Art, Bloomsbury, 2010.

Juliette Volcler, Le son comme arme. Les usages policiers et militaires du son, La Découverte, 2006.

 

Responsable : Céline Hervet

Comité d’organisation : Christophe Al-Saleh, Demian Garcia, Céline Hervet, Chloé Larmet

Comité scientifique 

Christophe Al-Saleh (Université de Picardie-Jules Verne)

François J. Bonnet (INA-GRM)

Esteban Buch (EHESS)

Estelle Ferrarese (Université de Picardie-Jules Verne)

Céline Hervet (Université de Picardie-Jules Verne)

Chloé Larmet (Université de Picardie-Jules Verne)

Pauline Nadrigny (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne)

Jean-Louis Pautrot (Saint Louis University)

 

 

 

Source : Fabula.

Journée d’études « Feminist Woolf: New Perspectives on Woolf’s Resistance to Feminism »

La Société d’Études Woolfiennes (SEW) et le projet Horizon du LERMA (Université d’Aix-Marseille) sont heureux de vous annoncer la tenue d’une journée d’étude :

“Feminist Woolf: New Perspectives on Woolf’s Resistance to Feminism”
le 23 septembre 2017 à Aix-en-Provence, Maison de la Recherche, 29 avenue Schuman, Salle colloque 1

organisée par Nicolas Pierre Boileau (AMU) et Claire Davison (Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle).

 

Programme

Accueil par Sophie Vallas (directrice adjointe du LERMA) et Claire Davison / Nicolas Pierre Boileau

10h-11h15: Myriam Thirriard (AMU) “Orlando: On Being Written into a Woman”
Valérie Favre (Lyon 2), “A Room of One’s Own’s Resistance to Feminist Interpretations”

11h15-11h30: Pause

11h30-12h30:
Derek Ryan (University of Kent), ‘Women, Animals and Biography; or Woolf’s Resistance to « monstrous egotism »‘

12h-30-13h30 Déjeuner

13h30-14h30: Jane Goldman (University of Glasgow)

14h30-15h45: CristinaCarluccio (Salento, Italy) “Femininity and Anonymity in “Street Haunting”: The Sympathetic Detour of an Irresponsible Desire.”
Virginie Podvin (UBO) “Le féminisme de Virginia Woolf en question, entre critique du modèle patriarcal et neutralité de l’écriture”

15h45-16h: Pause

16h-16h30: Nicolas Pierre Boileau (AMU):
“Reflections on Singularity, Subjectivity and the Possibility of Collective Action in Woolf’s Writings”

16h30-17h45: ‘`Thinking back through our mothers? – Woolf and Feminism from Women’s Studies to Post-Feminism and Gender Trouble’

Round table chaired by Randi De Guilhem (Directrice de Recherche, AMU, TELEMME) with Nicole Ward Jouve, Jane Goldman, Derek Ryan and Claire Davison

Source : Société d’Etudes Woolfiennes

Le modernisme canadien et l’influence du vorticisme !

Counterblasting Canada
Marshall McLuhan, Wyndham Lewis, Wilfred Watson, and Sheila Watson

In 1914, Wyndham Lewis and Ezra Pound—the founders of Vorticism—undertook an unprecedented analysis of the present, its technologies, communication, politics, and architecture. The essays in Counterblasting Canada trace the influence of Vorticism on Marshall McLuhan and Canadian Modernism. Building on the initial accomplishment of Blast, McLuhan’s subsequent Counterblast, and the network of artistic and intellectual relationships that flourished in Canadian Vorticism, the contributors offer groundbreaking examinations of postwar Canadian literary culture, particularly the legacies of Sheila and Wilfred Watson. Intended primarily for scholars of literature and communications, Counterblasting Canada explores a crucial and long-overlooked strand in Canadian cultural and literary history.

Contributors: Gregory Betts, Adam Hammond, Paul Hjartarson, Dean Irvine, Elena Lamberti, Philip Monk, Linda Morra, Kristine Smitka, Leon Surette, Paul Tiessen, Adam Welch, Darren Wershler

The University of Alberta Press

Journée d’études Paris III : « Literary States of Consciousness »

LITERARY STATES OF CONSCIOUSNESS

June 2nd 2016

Institut du Monde Anglophone

5, rue de l’École de Médecine, Paris

 

PROGRAM
 
10:50                 Opening
 
11:00–12:45      Embodied experience of fictional environments
 
Alexa Weik Von Mossner (University of Klagenfurt)
Embodied Simulation and Emotion in the Evocation of Literary Environments
 
Dominique Makowski, Marco Sperduti, Pascale Piolino (Sorbonne Paris Cité / INSERM, Center for Psychiatry & Neuroscience,)
The Sense of Reality as a feature of proto-Consciousness, its Alteration and Generation induced by Fictional Worlds
 
Coline Joufflineau (Paris 1 / Paris 8)
Slow Times and Accelerated Transformations: to Read and to Meditate
 
12:45–13:45      Lunch
 
13:45–15:15      Duke Neurohumanities Summer School
 
Student presentations
 
15:15–15:30      Coffee break
 
15:30–16:40      Meandering thoughts, streams of consciousness
 
Jérôme Sackur (École des hautes études en sciences sociales / CNRS)
Varieties of Access to the Stream of Consciousness: Descriptive Experience Sampling, Neurophenomenology and Automatic Writing
 
Christof Diem (University of Innsbruck)
“How Can I Return to Form, Now My Formal Thought Has Gone?” – Meandering Thought in Contemporary British Drama
 
16:40–16:50     Coffee break
 
16:50–18:00      Summoning the past, subverting the future through altered states  
                          of consciousness
 
Christine Lehleiter (University of Toronto)
Beyond Consciousness: Literary States of Memory
Gilles Viennot (Université de Fayetteville)
Novels from the Past: the Last Road Map Against Deathly Nonsense
 
18:00–18:30      Roundtable
 
With Deborah Jenson and Leonard White (Duke University), Grazia Pulvirenti and Renata Gambino (Catania University)